L'Estéous
(Aule, Larcis...)
Technicien référent
Elu référent du sous-bassin :
Claude Delmas
Yann vous parle de l'Estéous...
Un secteur amont
Avec une section allant de 1 à 4 m ne rencontre pas un dysfonctionnement majeur en hydromorphologie, le seul impact anthropique réside dans la réalimentation du cours d’eau par le lac de l’Arrêt Darré en période d’irrigation.
En effet cela amène un apport d’eau soudain avec une chasse des matériaux terreux et gravillonnaire de fond de lit qui se déposent rapidement sur les petits méandres et devant les ouvrages de l’Estéous amont. Au-delà, ceci amène également un choc thermique à la faune aquatique qui subit des variations de température passant d’eau tempérée a très froide venant du fond du lac. La végétation rivulaire quant à elle est hétérogène avec souvent des alternances de massif boisé et de parcelle agricole dépourvue de toute végétation. Ce secteur n’a pas subi de transformation importante du paysage, le parcellaire est resté identique depuis le premier état des lieux et le maintient d’interventions légères sur les petites structures alluvionnaires doit pouvoir être réalisé ponctuellement.
Un secteur aval
Après la limite de Rabastens de Bigorre, il passe à une section plus large (de 10 à 20 mètres) du fait de la confluence avec l’Alaric et l’Aule, ainsi que tout le petit chevelu en restitution.
Ce tronçon serpente sur un territoire majoritairement très agricole. La dynamique de ce tronçon est très instable avec une cause prédominante l’extraction de matériaux des années 80 pour aménager les chemins de remembrements. Effectivement ces extractions ont créé une forte incision du lit (1m par endroit) et des érosions latérales bien marquées avec des trains de méandre en mobilité. La ripisylve étant limité à un cordon rivulaire avec parfois de vieux sujets se retrouve souvent en bascule et finit par générer de gros embâcles. Il n’y a pas eu d’évolution parcellaire. L’arrivée de la gestion raisonnée sur les atterrissements a permis d’atténuer la dynamique en recherche d’équilibre. Les dernières montées d’eau n’ont pas été morphogènes sur ce secteur. La veille est maintenue sur les structures alluvionnaires présentant un impact sur les enjeux. La ripisylve reste encore très hétérogène sur ce secteur et les pratiques agricoles actuelles ne permettent pas de maintenir une végétation rivulaire efficace.
Des actions de sensibilisation
Elles sont toujours menées auprès des différents propriétaires afin de justifier l’importance de tenir un corridor de végétation le long du cours d’eau. Cette démarche reste essentielle afin de pallier aux problèmes d’érosions des sols dans les zones agricoles de coteaux qui ont des incidences sur le colmatage des cours d’eau par l’apport important de terre que peut générer une pluie d’orage.
Une veille indispensable
En parallèle l’enlèvement des embâcles reste une priorité en amont des ouvrages. Également, en considérant la faible largeur de lit, il est important de tenir une veille afin que le lit ne se comble, pas ce qui provoquerait une discontinuité écologique et générerait des perturbations sur la dynamique du cours d’eau (érosions, incisions, modification des profils d’équilibre, risques d’inondations).


